Pré-éclampsie : manque d'informations et culpabilité (Marion)

23 avril 2021


C’est Marion qui partage aujourd’hui son expérience de la pré-éclampsie apparue vers son 7ème de grossesse qui se terminera en césarienne en urgence à 37SA. Elle indique le manque d’informations de la part du personnel médical – le mot « pré-éclampsie » ne sera mentionné qu’après accouchement sur le compte rendu…– et la culpabilité qu’elle a ressentie, comme beaucoup d’entre nous. Elle a ensuite eu une seconde grossesse sans récidive, avec traitement et suivi rapproché, mais stressante. Nous souhaitons plein de bonheur à Marion !


« Ma première grossesse remonte à 2010, tout se passe très bien au début. J’ai l’impression de vivre une grossesse idéale. Tout commence à changer au moment du résultat du tri test.

Ma gynécologue de ville m’appelle paniquée disant que je dois aller voir un spécialiste à l’hôpital, ce que je fais. Celui-ci me rassure et fait une échographie approfondie qui se révèlera normale. C’est ce spécialiste qui me suivra jusqu’à la fin de ma grossesse.


Je poursuis ma grossesse à peu près normalement jusqu’au 7ème mois où je commence à avoir un peu de tension. À l’échographie de contrôle, le médecin commence à voir un retard de croissance et me conseille de rester allongée le plus possible sur le côté gauche. Ma tension reste élevée, je fais deux monitoring par semaine et la protéinurie mais tout va bien. À aucun moment on ne parle de pré-éclampsie.


Je continue comme cela jusqu’à 37SA où on me demande de faire une protéinurie des 24h, car mon résultat n’était pas bon... J’ai du mal à respirer, des mouches devant les yeux… Je recommence et me rends à l’hôpital où on me garde. Je vais passer deux jours en chambre avant que mon médecin ne me propose un déclenchement, il estime mon bébé à 3kg. C’est à ce moment-là qu’il m’explique vite fait dans l’ascenseur que mes soucis actuels pouvaient sûrement être annoncés par le résultat du tri test. Encore une fois, personne ne parle de pré-éclampsie !

J’ai le droit à un déclenchement manuel (erreur de novice !) puis tampon, monitoring, prise de tension, etc. La poche des eaux est percée par la sage-femme, avec au final peu de liquide. On me pose une péridurale. Cela n’avance pas vite…puis le gynécologue me propose à nouveau un déclenchement manuel, que je refuse cette fois ! Ensuite, tout s’accélère, le rythme cardiaque descend et on m’envoie au bloc pour une césarienne en urgence.

Ma fille naît quelques minutes plus tard, elle va bien et pèse 2,150kg pour 45 cm, on est loin du poids annoncé ! Je la verrai deux heures plus tard, mais je suis rassurée de savoir qu’elle va bien. Je garde l’appareil à tension pendant 24h mais tout rentre dans l’ordre. Je ne verrai le mot pré-éclampsie écrit que sur le rapport de césarienne…


Je n’ai pas eu de pré-éclampsie lors de ma deuxième grossesse (aspegic nourrisson dès le début et deux monitoring par semaine à partir de 30SA), mais le stress que cela recommence a perduré pendant 9 mois. J’ai mis longtemps à également me défaire de la culpabilité


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