Pré-éclampsie : "On n'oublie pas, on vit avec" (Lily)

02 avril 2021


Aujourd’hui c’est l’histoire de Romi (3 ans) et de sa maman que nous partageons avec vous. Lily (atteinte d’endométriose, récemment diagnostiquée) avait pourtant les signes de pré-éclampsie (œdèmes) dès son 6ème mois de grossesse et en a parlé aux sages-femmes…et cela s’est aggravé par la suite. Ce n’est qu’à 33SA qu’on lui fera faire des contrôles plus poussés et on lui parlera de pré-éclampsie mais on la laissera rentrer chez elle… Heureusement dans la nuit qui a suivi, elle a senti que cela n’allait pas et s’est rendue aux urgences à nouveau, et ils l’ont gardée cette fois-ci ! Résultats : insuffisance rénale et œdème pulmonaire ! Alors encore une fois, comme Lily, n’hésitez pas à consulter au moindre doute, et à insister si vous reconnaissez ces signes précurseurs. Il en va de la survie de la maman et du bébé, et malheureusement quand cela arrive vous n’avez parfois pas la chance d’être déjà hospitalisée… Comme le dit Lily, que nous remercions pour son témoignage : "Parlons-en ! "


« Tout commence le 08 janvier 2017... Nous apprenons la merveilleuse nouvelle. Nous allons former une famille. Tout se déroule parfaitement jusqu'au 5ème mois de grossesse…où je commence à avoir des œdèmes aux pieds...puis aux jambes… Nous sommes au mois de mai 2017... Les beaux jours arrivent… Je ne m'inquiète pas mais j'avertis la sage-femme lors des RDV.

Plus les jours passent, plus je gonfle... Nous voici au 6ème mois de grossesse. On apprend que l'on va accueillir une petite fille ! Nous commençons à préparer la chambre et le nécessaire pour la maternité. Les œdèmes continuent de recouvrir mon corps… Je commence à ressentir énormément de fatigue... Je fais des crises de tachycardie. Durant les RDV mensuels, notre petite fille se porte à merveille ! Nous sommes heureux, mais je prends sur moi mon état de santé. Les œdèmes sont montés jusqu'aux bras. Il m’est difficile la nuit de dormir…


Je suis à mon 7ème mois de grossesse... Je commence à avoir des mouches devant les yeux. Je ne m'inquiète pas, je pense que c'est dû à la fatigue mais j'avertis les sages-femmes. Me voici au RDV tant attendu : le cours de préparation à l'accouchement. Il faisait très chaud. La sage-femme me propose de participer à un exercice. Je lui dis que je suis dans l'incapacité de le faire car je gonfle de plus en plus avec les œdèmes... J'en ai des pieds jusqu'aux mains… La sage-femme m'envoie vers les urgences maternité en me disant : "Vous êtes en train de faire une pré-éclampsie"... Je vais aux urgences. Monitoring, prise de sang,… Tout y passe. Je patiente pendant deux bonnes heures. Je vois une sage-femme qui me dit que ma prise de sang n'est pas bonne et que je dois faire une culture de mes urines. Je rentre chez moi... On est le vendredi 28 juillet 2017... Je suis à 33 SA. On se couche tôt. Papa doit travailler tôt demain.

Nous sommes le 29 juillet 2017, 2h00 du matin. Je me réveille en sursaut et réveille le papa lui disant que je ne vais pas bien.À ce moment-là, notre vie va basculer…

J'étais gonflée de la tête aux pieds… Nous filons aux urgences maternité où je suis prise en urgence. Monitoring, prise de sang... Vers 3h00, le verdict tombe : je fais une pré-éclampsie ! La sage-femme vient nous annoncer que ma vie est en danger et que si je ne m’étais pas réveillée pendant la nuit, je serais décédée... Je fais un œdème pulmonaire. On m'explique que pour arrêter la pré-éclampsie, il faut que j'accouche.

La première question qui me vient en tête : est-ce que ma fille est viable ? On nous explique tout ce qui va se dérouler pour nous. Je suis hospitalisée à 33 SA. Les médecins m'expliquent qu'il est quand même trop tôt pour faire sortir mon bébé et qu'il est préférable d'attendre, s'ils arrivent à me stabiliser. Je suis partie pour une batterie d'examens pendant une semaine. On me fait la fameuse piqûre pour maturer les poumons du bébé. Résultats : mes reins avaient cessé de fonctionner. J’étais à 70% de saturation et j'ai dû être mise sous oxygène. Je faisais un œdème pulmonaire ainsi qu'une insuffisance rénale. Je ne tiens plus… Je craque... Je suis à bout de force... Mon conjoint me soutient plus que tout, m'aide et me rassure. Je demande de l'aide auprès des médecins qui décident de me déclencher. Le lendemain, le grand jour.

Nous sommes le 3 août 2017, au petit matin. Il aura fallu 9 heures de travail en salle d'accouchement pour me passer en césarienne d'urgence. Notre fille Romi a vu le jour à 18h34 à 34SA. Une petite crevette de 1kg880, 44cm. Notre petite guerrière qui a su respirer seule ! J'ai été séparée de ma fille pendant 7 jours ayant besoin personnellement de soins... J'allais la voir chaque jour. Il est dur de ne pas avoir son petit bébé à ses côtés. Les visites étaient restreintes pour la famille. J'aurais aimé partager les premiers instants de notre fille. Au bout de 7 jours nous avons pu avoir une chambre en unité kangourou. Nous sommes sorties de la maternité 17 jours après. Du haut de ses 2kg...la vie à 3 a pu enfin commencer. Nous avons eu énormément de chance. J'ai mis un an à me remettre psychologiquement et faire le deuil de ma grossesse… Ma fille a maintenant 3 ans. On n’oublie pas, on vit avec Les futures mamans, il faut savoir écouter son corps et dès le moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter ! J'espère que mon témoignage pourra aider les mamans atteintes de pré-éclampsie. Une maladie encore tabou, alors levons-nous et parlons-en !!! L'histoire de notre petite Romi »


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