Témoignage sur la prééclampsie : manque d'informations


« Aujourd’hui je vous partage mon témoignage concernant ma prééclampsie sévère détectée à 35SA. Étant diabétique de type 1 depuis l’âge de 7 ans j’ai été suivie de très près pour ma première grossesse. En effet, celle-ci étant catégorisée comme une grossesse à risques +++ j’ai effectué de nombreux examens médicaux. À aucun moment on m’a indiqué que je pouvais faire une prééclampsie. Personne ne m’avait jamais énoncé les signes précurseurs...

Par chance ma grossesse s’est passée à merveille. Je n’avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie et en parfaite symbiose avec mon corps et mon bébé. J’avais mal en haut du ventre régulièrement mais en tant que primipare je ne m’inquiétais pas vraiment c’était supportable. J’avais aussi la sensation qu’une des prises de ma chambre sifflait en continu. Je croyais devenir folle... À vrai dire c’était deux symptômes à prendre en considération (barre épigastrique et acouphène) cependant je ne savais même pas qu’il fallait y faire attention. Puis, est arrivée cette fameuse soirée où finalement ma grossesse idyllique a pris des allures de cauchemar.

Tension à 21/10 aux urgences. On m’annonce que je vais passer la nuit à l’hôpital. Le lendemain matin après la prise de plusieurs cycles pendant la nuit avec des TA autour de 20/10, 19/9, le médecin m’annonce que je ne sortirai pas de l’hôpital avant d’avoir accouché. À aucun moment ils n’ont pris la peine de nommer cette maladie. Je me suis retrouvée pendant 4 jours à ne pas savoir ce que j’avais même quand je posais des questions. C’est en faisant des recherches sur internet que j’ai pu mettre un nom sur ce que je vivais. La prééclampsie !

Les médecins me demandaient de tenir jusqu’à 37SA. Or j’avais la sensation de ne rien pouvoir contrôler et je sombrais petit à petit dans l’angoisse constante de perdre mon bébé... Puis à 36SA+5 mon état s’est dégradé. Les tensions restaient élevées malgré un traitement colossal. Mes protéines ont explosé, ils ont donc décidé de me déclencher. J’ai été en salle de travail pendant 26 heures. Mais finalement ma fille s’est coincée dans mon bassin à cause de la violence des contractions provoquées. Donc le code rouge a été donné après un monitoring inquiétant pour bébé. Césarienne en urgence. J’ai vraiment eu la sensation qu’on me volait mon bébé.

Ma fille était en pleine forme et en bonne santé. Quelle chance ! Mais moi ... j’étais complètement perturbée psychologiquement. Épuisée et sans force pour prendre soin de mon bébé. Aujourd’hui presque 8 mois (juin 2020) après sa naissance nous allons très bien. Et nous allons très bien toutes les deux. Ça a été un long chemin que de décider de parler ouvertement de cette épreuve. Mais c’était nécessaire. Alors à toutes celles qui passent par-là, n’hésitez pas à partager ce que vous ressentez. »

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